Le concept de simulation de la conférence des parties avec COP in MyCity - Equipe ACCES-IFÉ ENS de Lyon, Avenir Climatique et CliMates

Notre métier est la formation des enseignants de l’Éducation nationale. Notre objectif est de faire dialoguer les communautés de la recherche et de l'enseignement pour rendre accessibles aux enseignants les méthodes et les résultats issus de la recherche et pour imaginer et coconstruire des activités créatives en classe. Notre approche est basée sur l'expérience utilisateur de manière à répondre aux besoins de l'enseignement. Nous misons sur la connaissance, l'observation et la remontée du terrain, sur le croisement des compétences et la créativité de nos collègues de toutes les disciplines. Nous sommes optimistes avec les possibilités des nouvelles technologies et nous expérimentons des prototypes que nous testons auprès de notre réseau d'utilisateurs dans les académies. Nous agissons sur l’alternance d’apports scientifiques et de réflexions didactiques sur le sujet traité, afin de faciliter les interactions et l'appropriation des enjeux.

Ce wiki présente des ressources éducatives pour préparer un débat en classe ou une simulation des négociations internationales. Elles prennent appui sur les actualités des Conférences des parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Le point de départ est la COP21/CMP11 aussi appelée « Paris 2015 » qui s'est tenue en décembre 2015 à Paris - le Bourget et le Traité de Paris qui a été ratifié en 2016. Les ressources sont actualisées pour la Cop22 de novembre 2016 à Marrakech au Maroc. Les positions géopolitiques de plusieurs (groupes de) pays sont expliquées en regard de leurs engagements à Paris et des efforts supplémentaires qu'ils peuvent faire pour lutter et s'adapter aux changements climatiques. La situation énergétique de ces pays est également indiquée. Des fiches pédagogiques donnent des repères pour les enseignants et leurs élèves. Ces ressources s'enrichiront progressivement des acteurs autres que les "parties" des Nations Unies. Ces ressources s'appuient sur des publications scientifiques et des média. Nous indiquons la nature et l'origine des sources dans nos articles.

Chaque année, la COP est le lieu des négociations multi-parties entre représentants des pays autour des questions du climat. Ces négociations s'appuient sur les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Les quatre premiers rapports du GIEC datent de 1990, 1995, 2001 et 2007. Le cinquième rapport d’évaluation du GIEC a été publié en 2014. Il a donc été au centre des négociations de la COP21 à Paris. Divisé en trois parties (éléments scientifiques, conséquences, adaptation et vulnérabilité, et atténuation du changement climatique) ce rapport fournit des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade. À la différence des rapports précédents, le cinquième rapport d’évaluation met davantage l’accent sur l’évaluation des aspects socio-économiques du changement climatique et ses répercussions sur le développement durable, ainsi que sur les aspects régionaux, la gestion des risques et l’établissement d’un cadre d’intervention fondé sur des mesures d’adaptation et d’atténuation.

Qu'est-ce qui a changé dans l'intervalle des deux derniers rapports 2007-2014? Que sait-on de plus ? Qu'a-t-on confirmé ? Qu'a-t-ton infirmé ? Le sujet est vif dans le débat public alors que des événements violents secouent la planète. En 2014, 980 catastrophes naturelles ont été recensées contre moins de 400 en 1980. Depuis 2008, 27,5 millions de personnes par an ont quitté leur habitat à cause d'un désastre naturel. Les conséquences des dérèglements climatiques constitueraient pour la santé publique la menace la plus importante au mondeLancet commission on Managing then health effect of climate change. Il est urgent de mettre en place des actions éducatives, citoyennes et mobilisatrices autour des problématiques du changement climatique pour mieux comprendre ce qui se passe, mieux lutter et s'adapter, avoir des idées nouvelles, penser une société et un monde de demain. Il est urgent de commencer aujourd'hui à apprendre aux élèves à faire parler des données (data) publiées et débattre de ce qu'elles signifient à l'occasion de la COP21 et lors des éditions suivantes.

Car la COP21 à Paris marque une nouvelle étape dans la lutte contre le changement climatique, mais aussi dans la mobilisation citoyenne, celle des jeunes pendant la COY11. Les enjeux que celle-ci porte sont suffisamment importants pour servir de catalyseur et lancer une dynamique pérenne. On l'a vu, la France s’est beaucoup mobilisée pour accueillir la COP21. Elle a réuni pour la première fois tous les États industrialisés et émergents pour qu'ils s'engagent à réduire les émissions de gaz à effet de serre. A l'issue de ces deux semaines d'âpres négociations, 195 pays et l'UE ont élaboré le traité de Paris, un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, et censé maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. La France a donc joué un rôle de premier ordre sur le plan international, pour rapprocher les points de vue et faciliter la recherche d’un consensus des Nations unies, et aussi au sein de l’Union européenne, qui occupe une place importante dans les négociations sur le climat. Le traité de Paris a été signé au Printemps 2016 sous la présidence de la France qui est assurée jusqu'au 7 au 18 Novembre 2016 lorsque le Maroc accueillera la Cop 22 à Marrakech. C’est une échéance cruciale.

Organiser des négociations sur les changements climatiques en classe et en formation

Les questions liées aux bouleversements du climat nous sont livrées par les médias d'information en continu lors des grands rassemblements planétaires (Sommets de la Terre et Cop). Nous sommes alors précipités dans l'urgence des catastrophes naturelles, des pollutions industrielles, des extinctions d'espèces, des destructions environnementales, du rétrécissement des espaces sauvages, de la fonte des glaces, du déplacement massif des populations. Or nous devons prendre le temps de réfléchir sur le présent et sur l'avenir, à la fois pour sortir d'un sentiment d'impuissance et pour définir quelles sont les choses importantes dans notre vie. Comprendre pour agir. Tout indique que notre monde est en train de changer sous nos yeux à grande vitesse. Sous la pression de forces multiples qui se combinent les unes aux autres, nous assistons à des événements inédits qui se répercutent à l'échelle de la planète entière que ce soit dans nos sociétés humaines ou dans les écosystèmes non humains. Parmi ces forces, on cite la démographie, la mondialisation, la technologie et la nature. En 2050, il y aura 9,7 milliards d'êtres humains, avec des poussées de populations en Afrique et en Asie et des reculs en Europe et en Russie. Plus de 60% de la population mondiale vivra en ville, changera de pays pour étudier ou travailler, utilisera de plus en plus de technologies dans des fonctions ou des métiers nouveaux. Le monde d'aujourdhui-demain est un monde de flux, de circulation des personnes, des idées et des informations, des biens et des capitaux qui font craquer nos modèles de sociétés, nos systèmes politiques, nos économies, notre carte du monde. Il va falloir inventer de nouveaux mode d'organisation. Ce sont les jeunes générations qui ont/auront cette charge immense de relever les grands défis du XXIème sicles. Cela commence à l'école où on peut construire avec les élèves des débats qui questionnent notre vision du quotidien et qui élargissent à une dimension plus grande du monde.

Le conceptCOP in MyCity est lancé en 2013 par le think-and-do tank étudiant international CliMates. Il est piloté en France par des associations étudiantes (Avenir Climatique, REFEDD et CliMates) qui proposent aux publics étudiants l'organisation de simulations des COP en "rounds" de négociations afin que chacun perçoive mieux la divergence des intérêts des États et la complexité de la construction d'un accord international au delà des enjeux majeurs du changement climatique. L'objectif est également d'inciter les jeunes engagés autour du changement climatique et les organisations pour la jeunesse à mobiliser les personnes dans leur ville, grâce à des formations sur le changement climatique, des simulations de négociations climatiques et des projets concrets axés sur la lutte contre le changement climatique.

La démarche COP inMyCity fait écho à nos travaux. Nous avons donc fait appel à l’association Avenir climatique pour organiser une simulation COP in MyCity lors d'une formation des enseignants du second degré sur les changements climatiques, Formaterre 2015, en novembre 2015. L'objectif était d'abord de faire connaitre et faire vivre ce concept par les enseignants et les formateurs stagiaires. Ensuite, il s'agissait de mettre l'accent sur l'éducation et la formation autour des questions traitées lors de la COP21, par le truchement d'un modèle de jeu de rôle et de débats argumentés avec des outils pédagogiques innovants. Le point de départ d'une réflexion plus longue autour des ressources et dispositifs pédagogiques à construire sur les enjeux du climat.

Notre première simulation a duré une journée complète. La journée a commencé par The Big Conf', un concept de conférence animée sur les enjeux énergie-climat. La séance de négociation proprement dite a été ouverte par notre "Secrétaire des Nations unies" qui a prononcé un discours mobilisateur sur les nécessités de trouver un accord universel pour la planète. La conférence des parties s'est tenue en trois "rounds" jusqu'à la signature d'un accord (non global). Chaque participant inscrit s'est vu affecté à un des groupes de pays suivants : États-Unis, Chine, Inde, Europe, Autres pays développés, Autres pays émergents, Lobby du pétrole, Lobby environnemental (plus de précisons ci-dessous) et a reçu un identifiant et un mot de passe pour travailler sur le Wiki. Mis dans la peau d'un(e) diplomate, les professeurs stagiaires ont négocié avec les différentes délégations étatiques et les lobbies en comités biparties ou restreints puis ont déclaré leur position politique et les promesses d'engagements en séances plénières. Afin de faciliter la tâche des négociateurs, nous avons mis à disposition des participants des ressources communes et des ressources concernant chaque groupe de parties (États ou groupe d’États) ou lobby (pétroliers, environnementaux). Dans chacun de ces espaces, se trouve un lien vers une page privée réservée aux membres de la délégation concernée. La journée s'est terminée par un débriefing sur place et d'un suivi en ligne pour les participants qui ont souhaité s'engager dans cette démarche. Compte-rendu de la journée en images

Simulation climatique au Musée des Confluences le 17 mai 2016

Deux classes de seconde de la métropole de Lyon viendront négocier au musée. Dossier complet et programme de la journée

Préparation d'une simulation

La préparation n'est pas la même lorsqu'on adresse à un public jeune ou à des adultes. Le concept COP in MyCity est suffisamment souple pour s'adapter à des situations et des publics très différents.

* ENS de Lyon, 15 parvis René Descartes, Métro Debourg Télécharger le plan

Informations sur l'accord de Paris sur le climat : le contenu, les avancées, les réactions et ce qu'il reste à faire

Pour suivre les événements internationaux en temps réel et en français et les actualités du monde sur le climat: Mediaterre

1- A l'issue des négociations de Paris, et des intersessions qui les ont précédées, l'essentiel des 195 pays et l'Union européenne ont élaboré un traité censé empêcher notre planète de se réchauffer de plus de 2°C. C'est l'objectif numéro un partagé par les signataires, avec un idéal à 1,5°C qui préserverait les États insulaires et les pays déjà très impactés par les aléas climatiques. La société civile peut aujourd'hui exiger que cet objectif soit tenu.

2- Le traité de Paris vise la neutralité carbone en 2050. Cela veut dire qu'après cette date, tous les pays devront stocker ou compenser leurs émissions réchauffantes, par exemple en plantant des arbres. Tous les cinq ans, les pays signataires devront revoir leurs promesses, à chaque fois plus ambitieuses que les précédentes. Ces promesses sont contraignantes sur le papier. En réalité, la communauté internationale n'a pas les moyens d'obliger tel ou tel pays à respecter ses engagements. Elle doit donc se doter d'instances indépendantes, de mesures et d'actions pour vérifier que les promesses de réduction des GES sont bien mises en œuvre.

3- Le traité de Paris ne parle pas clairement des énergies renouvelables. Or les énergies carbonées sont au cœur de notre civilisation et les premières responsables des émissions des GES. Réduire les émissions de GES, c'est utiliser moins d'énergies carbonées et aller vers une transition énergétique qui parie sur les renouvelables.

4- Le traité stipule que l'aide au financement des pays du Sud par les pays du Nord (100 milliards de dollars par an) sera respecté jusqu'en 2025. L'enjeu est aujourd'hui de garantir la poursuite de cet effort.

Actualités climat : Pour aller plus loin, cet espace renferme des informations et des données qui ont été produites et publiées depuis la tenue de la Cop21 à Paris en décembre 2015. Elles peuvent servir de mise en contexte pour le travail pédagogique de la classe qui souhaite organiser une simulation.

Informations et espaces privés par pays groupe de pays ou lobby

* Informations pour toutes les parties

* Etats-Unis

* Chine

* Inde

* Europe

* Autres pays développés (Australie, Canada, Japon, Nouvelle-Zélande, Russie et les autres républiques issues de l'URSS, Norvège, Corée du Sud, Royaume Uni, etc...)

* Autres Pays émergents (Bangladesh, Pakistan, les pays d'Afrique, d'Amérique du Sud et centrale, d'Asie du Sud-Est, du Moyen-Orient et les Etats insulaires du Pacifique, de l'océan Indien et des Caraïbes)

* Lobbyiste pour l'industrie pétrolière

* ONG environnementales populations indigènes, jeunes etc. Afin de sensibiliser les autres délégations à l'impact durable de l'homme sur son environnement au point de permettre la définition d'une nouvelle ère géologique, les défenseurs de la planète représentent un large spectre d'intérets.

* L'ONU suit le principe d’«un pays, une voix». Cependant, les Etats ont compris depuis longtemps que l’union faisait la force. Elles sont d’abord organisées en groupes régionaux (Asie, Afrique…), pas forcément pertinents pour défendre au mieux leurs intérêts. Mais, en parallèle, chaque pays appartient également à une ou parfois plusieurs coalitions, aux noms exotiques ou obscurs, redessinant de fait la carte du monde, avec cette nouvelle géographie climatique. Les coalitions, cette autre carte du monde dans Libération du 23 octobre 2015.

Réflexions philosophiques - Ressources pour l'Education au développement durable - Démarches citoyennes

* Questionnements philosophiques

* Ressources pédagogiques

* Démarches citoyennes

Soutenez le manifeste pour l'EEDD en Europe! L'Accord de la CoP21 consacre l'Article 12 à l'éducation à l’environnement et au développement durable et les conclusions du débat planétaire World Wide View placent l'éducation comme le premier levier d'action face à l'enjeu climatique. Le Manifeste "Eduquer à l'environnement et au développement durable", auquel ont contribué plus de 150 acteurs, associations et institutions issus de différents pays et impliqués dans l’EEDD, part cependant du constat que les engagements pris par les États sont encore trop peu visibles sur le terrain. Pour que se concrétise une EEDD ambitieuse en Europe, ce Manifeste rassemble 20 propositions qui visent les champs de l’école, de l’éducation non formelle, de l’enseignement supérieur, du monde du travail, de la professionnalisation et de l’évaluation de l’EEDD, et enfin, une intégration effective de l’EEDD au cœur des politiques européennes. Le manifeste est destiné aux députés européens, à la Commission Européenne, au Comité Économique et Social, au Comité des Régions et à toutes les citoyennes et tous les citoyens.Pour en démultiplier sa portée, nous vous invitons à soutenir ce Manifeste, à le faire soutenir par votre organisation et à le diffuser largement au sein de vos réseaux.

L’éducation et la formation sont indispensables pour répondre aux défis environnementaux, sociaux et économiques actuels . Il est nécessaire de donner les moyens aux jeunes de comprendre et de répondre aux enjeux du développement durable. L’enseignement supérieur doit servir d’exemple et intégrer le développement durable tant dans les enseignements dispensés que dans le fonctionnement des établissements. A partir de ce constat, le REFEDD et les organisations représentatives étudiantes ont élaboré le Manifeste étudiant pour un enseignement supérieur durable. Nous souhaitons promouvoir des revendications communes pour un enseignement supérieur répondant aux enjeux actuels. Trois ans après le début de ce processus, ce manifeste est maintenant ouvert à la signature de toute organisation étudiante.

* Soyez acteurs de la société civile pour la COP 21 Contribuez à l’excellence climatique de la France en adressant vos Cahiers d'acteurs COP21 avant le 6 novembre au Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

* Les territoires en route pour la COP 21 . Les notions indispensables sur les impacts du changement climatique, les politiques climatiques et les outils économiques Climat: les notions indispensables

* A tous les échelons du territoire, les acteurs locaux accompagnent le changement Le ministère met en lumière chaque mois des initiatives coup de cœur

* Reporterre lance l'aventure Climat et quartiers populaires

* Climat : 88% des français disent bougez-vous! Libération du 15 octobre 2015

Meteo Climat Tremplin des Sciences: CopInMyCity (dernière édition le 2016-11-08 09:56:46 par fmorel)